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Elisabeth Wild

1922 - 2020
C’est à l’occasion d’une exposition rétrospective de sa fille Vivian Suter, qui se tient à la Kunsthalle de Bâle, en 2014, qu’Elisabeth Wild commence à exposer à l'international. Née en 1922 à Vienne d’une mère catholique et d’un père juif, l’artiste effectue plusieurs traversées déterminantes de l’Atlantique au cours de son existence : tout d’abord avec ses parents, à l’âge de seize ans, elle quitte la capitale autrichienne pour Buenos Aires afin d’échapper à la menace nazie. Ensuite, en 1962, avec sa nouvelle famille – son mari suisse August Wild et leur fille Vivian –, elle prend le chemin inverse pour s’établir sur le sol helvète et échapper à la dictature de Perón. Enfin, en 1996, elle quitte Bâle en direction du lac Atitlán pour s’installer définitivement auprès de sa fille à Panajachel, au Guatemala.

Bien qu’interrompues par le premier voyage transatlantique, ses études de peinture ont débuté à Vienne. Tout au long de sa vie, elle déploie un œuvre riche, allant de la peinture à la sculpture, en passant par la création de textiles. Ce n’est toutefois que passé 70 ans qu’elle entame une importante production de collages qu’elle poursuit au Guatemala jusqu’à sa mort en 2020.

Au milieu de la végétation qui entoure son atelier centre-américain, elle produit un collage par jour. Abstraites, colorées, énigmatiques, faites à partir d’extraits de magazines qu’elle découpe, ses compositions sont issues d’images commerciales tirées des registres de la mode, de l’art ou de l’architecture. Elisabeth Wild passe ainsi près de vingt ans à créer ce qu’elle nomme des Fantasías, sans leur attribuer de titre spécifique.