Sorry, you need to enable JavaScript to visit this website.

Verena Loewensberg

Sans titre, 1972
sérigraphie
60.0 x 60.0 cm
Pendant longtemps, Verena Loewensberg réalise un art « abstrait » d’une réalité visuelle, mais « concret », en d’autres termes fait d’éléments purement plastiques. Le motif de la grille orthogonale, hérité de peintres tels que Mondrian, sous-tend tous ses tableaux. Figures géométriques simples et aplats, les formes de ses compositions ont une vie autonome. L’entrelacement géométrique qui se complexifie par endroits repose sur des éléments formels tels que la ligne et la surface, la figure et le fond, le centre et le bord ainsi que la symétrie ou l’asymétrie, le statique et le mouvement.

« Je n’ai pas de théorie, je suis tributaire de ce qui me vient à l’esprit », déclare en 1977 celle qui s’est tenue à l’écart des positions théoriques et idéologiques de l’art concret, motivée depuis les années 1960 à regarder ce qui se passe en dehors de ce mouvement. Ainsi, progressivement, dans sa production se lit l’importance de la musique et comment la composition de celle de l’époque – le jazz, le bebop, la bossanova – peut entretenir des liens avec son œuvre.

Pratiquant principalement la peinture, elle réalise au préalable des dessins aux crayons de couleur sur papier millimétré. Ses compositions précises et structurées, sans facture, relèvent d’une grande liberté formelle et chromatique, démontrant combien une couleur n’existe jamais seule mais toujours en rapport avec d’autres. Enfin, vers la fin de sa vie, elle travaille de manière sérielle, employant des motifs identiques qui permutent dans les différentes compositions. Verena Loewensberg ne donne jamais aucun titre à ses œuvres avec l’idée de ne pas orienter le regardeur, et de lui offrir la possibilité d’une expérience picturale totale.
Verena Loewensberg, Sans titre, 1972