Les lignes chez Stéphane Dafflon sont capables de filer aussi discrètement sur les supports bidimensionnels que sur les murs. Fines et parallèles, elles longent les bords de la feuille comme d’autres rasent parfois les arêtes d’une architecture. Elles cernent le vide de la composition, laissé blanc, soulignant un espace désert, un peu comme le font les étiquettes des cahiers d’écoliers.
Remplir, recouvrir n’est pas l’enjeu du travail de l’artiste qui préfère la ligne claire, une trichromie discrète, la répétition d’une même forme, dont le subtil chevauchement à gauche tend à créer une légère perturbation visuelle, pour un rendu esthétique des interstices.
Remplir, recouvrir n’est pas l’enjeu du travail de l’artiste qui préfère la ligne claire, une trichromie discrète, la répétition d’une même forme, dont le subtil chevauchement à gauche tend à créer une légère perturbation visuelle, pour un rendu esthétique des interstices.