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Caroline Bachmann

1963
Formée au graphisme dans les années 1980 à l’École des arts décoratifs de Genève, Caroline Bachmann exerce ce premier métier à Barcelone avant de déménager cinq ans plus tard à Rome. Elle y restera douze ans, découvrant le patrimoine italien en arpentant les églises, les monuments, les expositions, et se lance dans une pratique artistique en autodidacte, d’abord dans les domaines de la photographie et de la performance.

En 2013, Caroline Bachmann renoue avec la peinture à l’huile et à l’eau, non sans l’influence de l’artiste américain Louis Michel Eilshemius. « Je voulais interroger la place de l’être humain dans le monde, interroger ce que nous sommes, nos peurs, nos aspirations, […]. Je n’ai jamais pensé l’art comme une expression individuelle. » Travaillant extrêmement lentement, passant des mois sur chacun de ses tableaux, elle attend en quelque sorte que l’ennui s’installe : « C’est là que j’ai trouvé un accès à la poésie et à la spiritualité. »

La vue sur le lac depuis sa fenêtre est son seul motif, pour lequel elle n’éprouve aucune lassitude – renouvelé au gré des effets des saisons, de la journée comme de la nuit –, qu’elle traduit en des visions atemporelles et oniriques, avec des formes synthétiques et simplifiées à l’extrême : « Ce qui déclenche la peinture, c’est une sensation physique et une lumière. Les situations lumineuses sont liées à des circonstances atmosphériques particulières », explique celle qui reçoit en 2022 le Grand Prix suisse d’art / Prix Meret Oppenheim.